giovedì, Ottobre 1

Élections au Burundi. CNDD La stratégie du ‘fait accompli’ pour maintenir le pouvoir La proclamation de la victoire du général Evariste Ndayishimiye, avant même la fin de la falsification du résultat des élections, à l'hôtel de l'Italien Alfredo Frojo  

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Après la fuite sur les données provisoires collectées par le dépouillement de 48% des sièges nationaux, le régime tente à tout prix d’imposer la victoire de son candidat: le général Evariste Ndayishimiye. Le régime a décidé d’adopter la stratégie du “Fait Accompli » proposée par le dictateur et seigneur de guerre Pierre Nkurunziza. La stratégie est basée sur des décisions rapides pour éviter une analyse sérieuse des résultats des élections et pour voler du temps à l’opposition en l’empêchant de s’organiser. La proclamation de la victoire doit être immédiate ainsi que les démarches pour éviter toute protestation populaire. Si l’opposition choisit de ne pas accepter le faux verdict des urnes créées ad hoc par le régime, la répression doit avoir lieu immédiatement.

Les premières étapes de la stratégie du «Fait Aaccompli» ont déjà été mises en œuvre. La CENI a en effet a été privée du pouvoir d’analyser les procès-verbaux des bureaux de vote qui donnent au parti d’opposition CNL une nette victoire aux élections législatives et municipales et un pourcentage de 62% à son chef, candidat à la présidence: Agathon Rwasa .

Après la défection de ses officiers périphériques, la CENI est désormais obligée de réécrire tous les processus verbaux, modifiant les données pour offrir une victoire écrasante au général Evariste. Les données sont réécrites selon les indications des dirigeants du parti au pouvoir: le CNDD-FDD et la milice paramilitaire Imbonerakure. Les opérations de falsification ont commencé le vendredi 23 mai et concernaient les élections municipales.

Dans la hâte de produire les données sur les artefacts, il a été noté que le nombre d’électeurs déclarés dans les données municipales dépasse de 1,3 million le nombre d’électeurs inscrits sur les listes électorales du 2020. L’erreur grossière a une explication logique. Le régime, en dictant les révisions du PV à la CENI, utilise les données des élections précédentes de 2015. Des élections que ont été également fraudeuse et faites après les massacres généralisés de la population contraire à lacandidature du dictateur Nkurunziza, désireux d’accéder au troisième mandat présidentiel.

La différence entre le nombre d’électeurs des listes électorales de 2015 et des celles d’aujourd’hui est due à la présence à l’époque (2015) des citoyens burundais qui à la fin du 2015 ont été contraints de devenir réfugiés à l’étranger pour échapper aux violences du régime ou, plus simplement, ont été éliminés par la milice paramilitaire Imbonerakure et par les terroristes rwandais FDLR, accusés depuis avril 2015 d’une répression impitoyable qui aurait fait plus de 15000 victimes selon l’opposition burundaise. Le chiffre officiel des Nations Unies fait état de 1 200 victimes. Les données sont sérieusement mises en cause car elles concernent les premières données des victimes de la répression des manifestations populaires qui ont eu lieu entre avril et juin 2015, qui sont ensuite restées inchangées pour des raisons inconnues.

Selon le calendrier original fourni un mois avant par la CENI elle-même, la collecte par le siège de la Commission électorale de tous les PV des bureaux de vote nationaux devait se terminer le 24 mai. L’analyse des PV et la publication des données provisoires devaient se terminer le 26 mai. Le lendemain, les données électorales devaient être transmises à la Cour Constitutionnelle pour validation. De 27 à 28 candidats pouvaient faire appel. Le résultat final des élections (validé par la Cour Constitutionnelle) devait être publié le 28 mai.

La phase de fraude électorale postélectorale ne se déroule pas comme prévu. Des sources confidentiels indiquent que la CENI ne serait pas en mesure de réécrire tous les PV reçus des bureaux de vote concernant les élections présidentielles et législatives. Pour l’instant l’opération ne concerne que les élections municipales où une victoire du CNDD-FDD sera artificiallement fixée avec plus de 80% des voix. Compte tenu des difficultés rencontrées pour falsifier tous les VP, le calendrier de la CENI a été déformé.

Le régime a ordonné à la CENI de publier des données provisoires pour les trois élections le lundi 26 mai. La victoire du général Evariste doit être garantie dans le style bulgare avec plus de 80% des (faux) consentements. Des sources internes indiquent que la Cour Constitutionnelle validera d’office la décision du régime. Aucune demande de recomptage des votes par l’opposition ne pourra être acceptée même sous la pression internationale car la majorité des PV ne sont plus disponibles selon les informations reçues. La CENI aurait abandonné la difficile tâche de reconstruire tous les processus verbaux en attribuant des pourcentages imaginaires au CNDD-FDD et au général Evariste et les P.V. d’origine auraient été cachés ou détruits.

Pour rendre la proclamation de la victoire d’Evariste irréversible, le régime deux jours après les élections, au milieu des rumors sur la fraude électorale et avant la publication des données définitives, a transmis à l’Union Africaine, aux Nations Unies et à tous les Ministères des Affaires Etrangères Africains, Européens, Asiatiques la communication officielle de l’investiture à la Présidence du Général Ndayishimiye. La majorité des gouvernements étrangers ont préféré ne pas répondre car le non-respect de la procédure internationale était évident.

Habituellement, la communication du nouveau Président intervient après que les données finales traitées par la Commission Electorale ont été validées par la Cour Constitutionnelle. Le seul pays au monde à répondre, félicitant Evariste pour sa victoire prématurée, était l’Ouganda. Sur ordre du président Yoweri Kaguta Museveni, le Ministre ougandais des Affaires Etrangères aurait envoyé des lettres de félicitations au régime avec copie aux principaux bureaux diplomatiques étrangers, selon des rumeurs diplomatiques qui nous sont parvenues.

La cérémonie officielle de proclamation des résultats provisoires des élections aura lieu à l’Hôtel Club du Lac Tankanika, propriété de l’homme d’affaires italien Alfredo Frojo. Selon le programme de la CENI (reproduit ici), la cérémonie commencera à 14h00 heure locale avec une séance de prières d’action de grâces et se terminera à 16h15 avec une autre séance de prières. Le choix de la structure de l’hôtel est logique car il est le plus adapté à Bujumbura pour accueillir des événements de même ampleur. Une autre raison de choisir cet hôtel est son emplacement qui le rend facilement défendable par l’armée. La cérémonie n’est pas ouverte au public mais sur invitation.

En plus de gérer l’Hôtel Club du Lac Tankanika, l’entrepreneur italien originaire de Naples s’apprête à réaliser un investissement important de 33 millions d’euros pour la construction d’une méga infrastructure à Bujumbura qui servira de centre de congrès international. Cela a été annoncé par un communiqué de presse du régime, relatif à la réunion du Conseil des Ministres du 05 juin 2019. Au point 7 de l’ordre du jour, nous lisons qu’une commission technique a accepté et soutenu la proposition présentée par l’entrepreneur italien pour la construction de la méga infrastructure.

Le communiqué de presse précise que l’entrepreneur a demandé une période d’exonération fiscale de 15 ans. La composition de l’entreprise destinée à gérer le futur Palais des Congrès est également définie. 20% à l’État burundais, 60% à l’Hôtel Club du Lac Tanganyka et 20% à la société à responsabilité limitée Frojo Engineering basée à Naples.

Le projet de construction du nouveau centre de conférence,qui remplacera celui existant à Kigobe (construit en 2012), a été approuvé par le “Président” Pierre Nkurunziza lors de la réunion du Conseil des Ministres du 22 janvier 2020 tel que rapporté par la Télévision nationale RTNB contrôlée par EricNshimirimana, chef de la milice paramilitaire Imbonerakure.

En fait, la publication des données provisoires est la cérémonie de victoire du général Evariste. Une cérémonie précédée d’une série d’épisodes mystérieux et inquiétants. Entre le 21 (jour des elections) et le 22 mai à travers le pays, plus de 300 militants et cadres de la CNL ont été arrêtés dans le but clair d’affaiblir le parti qui a remporté les élections, selon les premières données rapportées par la CENI

L’armée a encerclé la résidence d’Agathon Rwasa où il est actuellement présumé vivre, lui plaçant en résidence surveillée. Le président de la CENI, Pierre Claver KAZIHISE, est disparu vendredi soir. Selon des sources, il est sur custodedes milices Imbonerakure pour éviter les pressions ou les menaces de l’opposition. Trois Ministres aurait subitement placé en garde à vue pour contagion présumée du Covid-19: Mme Pelate Niyonkuru, Ministre de la Culture et des Sports, Emmanuel Ntahomvukiye, Ministre de la Défense, et le Dr Taddee Ndikumana, Ministre de la Santé. Des sources internes parlent de l’émergence de forts désaccords entre ces Ministres et le régime sur la gestion post-électoral qui ont surgi avant les confinements sanitaires.

Des désaccords sur la gestion postélectorale auraient également caractérisé la réunion interminable de l’Etat-Major de l’Armée à l’hôtel Tamotels à Gitega, convoquée par le dictateur Pierre Nkurunziza et à laquelle assistait le général Evariste Ndayishimiye. La réunion s’est concentrée sur les détails opérationnels de la stratégie du “Fait Accompli” et devait durer quelques heures à partir de 20h00, heure locale, le vendredi 22 mai. Il s’est terminé vers 10 heures, heure locale, le dimanche 24 mai.

Au cours de la réunion, il y a eu une profonde rupture entre Nkurunziza et le général Evariste qui semble être le préambule du règlement futur du compte. En plus du désaccord des deux principaux dirigeants, il y a eu une deuxième fracture entre les généraux en faveur de la ligne dure et du bain de sang en cas de manifestations électorales (général Gervais Ndirakobucaalias Ndakugarika, général Silas Ntigurirwa, général Godefroid Bizimana alias Verema, général Etienne Ntakirutimana alias Steve, Genrale Evariste Ndayishimiyealias Neva et le maréchal Alain Guillaume Bunyoni) et les généraux prônant une ligne plus douce et une ouverture du dialogue avec l’opposition (Général Premier Niyongabo, Général Gabriel Nizigama alias Tibia, Général Emmanuel Miburo alias Comater, Général Ildephonse Habarurema alias King Kong). Les deux derniers généraux mentionnés ont refusé d’assister à la réunion, affirmant la nécessité de mettre un terme à la fraude et respecter le verdict populaire résultant des urnes.

Une douche froide vient du maire de Bujumbura: Freddy Mbonimpa membre du parti au pouvoir CNDD-FDD qui confirme les résultats réels des sièges de l’ancienne capitale Bujumbura qui confirment la tendance nationale du vote plaçant la CNL et Agathon Rwasa dans un net avantage. Les données ont été transmises par radio (comme vous pouvez l’entendre d’après cet enregistrement). Présidentielle: Rwasa 136,532 voix Evariste 112,017 voix. Législatif: CNL 144,519 voix CNDD-FDD 104,642 voix. Municipalité CNL 136 552 voix 112 017 voix. Le régime, extrêmement gêné, étudie actuellement une version plausible pour démentir les données fournies par son maire.

Le régime via la chaîne de télévision nationale RTNB contrôlée par les Imbonerakure et sur les profils des militants des médias sociaux tente de dépeindre l’opposant AgathonRwasa comme un fou qui ne connais pas comme perdre et le général Evariste Ndayishimiye le vrai vainqueur des élections. L’Ambassadeur Willy Nyamitwe renforce la fausse campagne médiatique accusant tous les journalistes et médias occidentaux qui divulguent les vraies données électorales en Italie et dans d’autres pays européens d’être les médias du terrorisme à la solde du Rwanda.

Ces accusations, le procès-verbal retravaillé, les lettres de proclamation officielles du général Evariste, les lettres envoyées aux représentations diplomatiques mondiales, s’inscrivent dans une stratégie de communication et de manipulation visant à obliger la population à accepter des données falsifiées qui n’ont rien à voir avec la de vrais résultats électoraux.” Explique une source à l’intérieur du CNDD en évident désaccord.

Les médias occidentaux accordent amplement d’espace aux déclarations du candidat Agathon Rwasa qui dénonce la fraude massive commise par le régime et le climat d’intimidation des militants Imbonerakure adressés à la population pour les empêcher de descendre dans la rue pour protester. Le régime, se rendant compte que la population l’a effectivement rejeté, compte désormais sur la terreur et la peur des citoyens pour éviter les manifestations de masse. Nkurunziza et Evariste veulent éviter les manifestations populaires parce que, s’ils le faisaient, ils seraient obligés de répondre avec violence pour maintenir le pouvoir, se plaçant dans une position critique devant la communauté internationale.

Pour le moment, il n’est pas possible de prédire si Rwasapourra amener la population à la revolte. On ne peut que constater l’échec du CNDD. Sa dérive dictatoriale a aliéné les masses hutues qui le considéraient initialement comme une organisation politique liée à leur émancipation sociale et à la démocratie. Cela a permis à Agathon Rwasa de créer un nouveau parti et de ramener la victoire aux élections.

Divers observateurs régionaux craignent qu’une véritable guerre civile pourra suivre à la proclamation de la victoire du régime qui sera faite lundi à l’hôtel de l’entrepreneur italien car aucun des acteurs politiques burundais n’a l’intention de se déclarer vaincu. « La seule solution est de respecter la volonté populaire exprimée dans les urnes. Le CNDD est en fait un non-parti contrôlé par des seigneurs de la guerre plus ou moins radicaux, loin du peuple qui n’hésiteront pas un instant à commander un bain de sang. Pour éviter une confrontation finale, la pression de la communauté internationale pour respecter le processus électoral est vitale. Ce serait un argument très fort adressé aux généraux de l’armée de décider d’abandonner les criminels en charge du pays. ” On espère le dissident du CNDD.

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