domenica, Gennaio 24

Burundi: le retour de RED Tabara… et du Rwanda Samedi, de violents affrontements entre l'armée burundaise et des rebelles soutenus par des soldats rwandais participant aux combats

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Localité de Nyamuzi, région de Ruhororo, municipalité de Mabayi, province de Cibitoke, nord-ouest du Burundi. De violents affrontements entre l’armée burundaise et les rebelles ont commencé à 23 heures le samedi 9 janvier. D’après les premières reconstitutions qui nous sont parvenues de témoins oculaires, les combats ont duré 30 minutes avec l’utilisation d’armes lourdes et d’artillerie. La plupart des habitants de la région ont passé la nuit sous les étoiles, craignant que les combats ne se poursuivent.

Dès les premières informations confidentielles, l’armée burundaise aurait intercepté une colonne de guérilleros RED Tabara qui, du Rwanda, étaient entrés au Burundi en atteignant la zone de Bweyeye. Après les affrontements, les guérilleros se sont retirés dans la réserve naturelle de la forêt de Kibira. Selon des témoins, les guérilleros étaient soutenus par des soldats rwandais qui ont participé aux combats. Depuis dimanche, le gouvernement de Kigali a décidé de renforcer le contrôle aux frontières avec le Burundi en envoyant diverses divisions pour les patrouiller.

La junte militaire de Gitega n’a pas encore officialisé la nouvelle mais un responsable militaire de la région de Cibitoke a assuré à SOSMediaBurundi que tous les hommes armés qui se sont réfugiés dans la forêt de Kibira ont déjà été chassés. Il est difficile de confirmer cette déclaration en raison des innombrables fausses nouvelles que la junte militaire de Gitega répand délibérément sans relâche. La seule nouvelle certaine est que les autorités administratives en collaboration avec les militaires et les miliciens Imbonerakure menacent la population du nord en leur ordonnant de dénoncer toute personne soupçonnée de mettre en danger la sécurité nationale.

L’attaque des rebelles intervient un jour après que la junte militaire a décidé de fermer les frontières terrestres et aériennes et de prolonger la période de quarantaine pour contrer la pandémie de Covid19. Officiellement, ces mesures ont été prises pour arrêter l’augmentation le nombre d’infections. Des sources diplomatiques affirment le contraire. La tendance des infections à coronavirus au Burundi ne susciterait pas d’intérêt particulier. Malgré le fait que depuis près d’un an le gouvernement a nié l’existence de la pandémie, refusant d’appliquer des mesures préventives, il y a seulement 842 cas de contagion avec seulement deux décès. La fermeture des frontières et la prolongation de l’état d’urgence sanitaire auraient été des mesures prises après avoir reçu des informations des services secrets que le Rwanda pourrait avoir repris le soutien des groupes rebelles burundais et qu’une offensive contre le régime racial HutuPower est en préparation.

Les affrontements à Cibitoke surviennent au pire moment pour le président Evariste Ndayishimiye -général Neva, qui a assure à l’Union européenne qu’il a le contrôle absolu du pays et qu’il est en train d’engager d’importantes réformes démocratiques et de renforcer le respect des droits de l’homme. Claude Bochu, Ambassadeur de l’UE au Burundi a publié un message des vœux du Nouvel An louant la junte militaire déclarant que “les gestes de bonne volonté du président Ndayishimye, pour restaurer le climat de confiance, de respect mutuel, de dialogue politique et de partage de la même des valeurs qui se traduiront bientôt, grâce à des efforts conjoints, par la normalisation progressive et complète des relations entre le Burundi et l’Union européenne“.

Le journal français Le Monde écrit un article intéressant sur le sujet: ‘Au Burundi, un vrai faux changement cautionné par la communauté internationale’. Le Monde nous offre une clé de lecture des ouvertures de l’UE qui ouvre des scénarios inquiétants. L’Union européenne se contenterait d’approuver un faux changement proposé par la junte militaire burundaise au nom de la realpolitik. Selon le juge Thierry Vircoulon, coordinateur de l’Observatoire de l’Afrique centrale et australe à l’Institut. Français pour les relations internationales (IFRI), le retrait du Burundi de l’agenda du Conseil de sécurité annoncé à la mi-décembre refléterait clairement la nouvelle orientation alors que les violations des droits humains se poursuivent sur le terrain.

Une analyse partagée par une source diplomatique à Bujumbura: «L’Union européenne a essayé la charte des droits de l’homme avec 2015. Cela n’a pas fonctionné. Le seul résultat est qu’il a presque perdu le contrôle de la situation avec la résistance du régime. Il faut maintenant changer de stratégie», explique froidement la source diplomatique, ajoutant qu’il appartient aussi à l’Europe de résister à la montée en puissance de la Chine et de la Russie en Afrique, deux géants peu soucieux des droits de l’homme.

A supposer que les intentions d’Evariste de ramener l’économie dans l’abîme et de démocratiser le pays soient réelles, les hauts fonctionnaires qui forment le cercle intime du régime et qui ont placé Evariste à la présidence, pourraient être opposés car leur pouvoir dérive de la misère économique et un contexte perpétuel d’instabilité. Selon le journal Le Monde, la dissidence au sein du régime entre les partisans de l’ouverture à l’UE et ceux qui maintiennent ligne dure.

Les affrontements qui ont eu lieu dans les territoires burundais de la province de Cibitoke entre l’armée burundaise et les unités rebelles RED Tabara venus du Rwanda probablement soutenues par des soldats rwandais jouent le jeu des partisans purs et durs. L’accusation contre le Président d’encourager les terroristes et le Rwanda avec sa politique d’ouverture qui expose les flancs à l’ennemi circule déjà au sein de la faction Bunyoni. Les affrontements de samedi dernier pourraient être utilisés par les faucons pour anéantir le plan politique d’Evariste.

Les affrontements à Cibitoke ont mis en jeu les relations entre le Burundi et le Rwanda. De nombreux observateurs régionaux pensaient que le gouvernement de Kigali avait décidé de sacrifier la libération du pays frère, abandonnant les groupes rebelles burundais à leur sort au nom de la realpolitik occidentale. Considérant que RED Tabara et d’autres groupes armés sont financièrement et logistiquement dépendants du Rwanda, leur retour sur la scène nationale pourrait être le prélude à une politique clandestine et parallèle menée par Kigali. Le général Neva pourra peut-être convaincre certains diplomates européens complaisants de ses bonnes intentions, mais certainement pas ceux qui le connaissent aussi bien que les renseignements rwandais.

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