domenica, Agosto 9

Burundi: FDLR, guerre interne pour le contrôle du pouvoir Bien qu'ils semblent unis aux yeux du régime burundais Hutupower, les luttes de pouvoir, les différends et les trahisons s'intensifient en leur sein

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Le groupe terroriste rwandais FDLR (Forces Démocratiques de Libération du Rwanda) pour la première fois en vingt ans d’activité connaît de graves difficultés. Les FDLR ont été crée par la France lors de la deuxième guerre panafricaine au Congo en septembre 2000, rejoignant ce qui restait de l’armée rwandaise du régime de Juvénal Habyarimana, des milices génocidaires ALiR (Armèe de Libération du Rwanda) sous le commandement de Rwarakabjie et des Interahamwe. Alliés du dictateur congolais Joseph Kabila, les FDLR ont joué un rôle de mercenaires pour s’opposer à l’Ouganda et au Rwanda (2000-2004) puis contre les rébellions pro-rwandaises du colonel Laurent Nkunda (2009) et du Mouvement 23 Mars – M23 (2012). En vingt ans, ils ont tenté à 26 reprises d’envahir le Rwanda pour reprendre le pouvoir perdu en 1994 et accomplire el «TORA » (travail d’extermination) contre la minorité tutsie. Les dernières tentatives remontent à 2019.

Favorisée par la complicité des Casques bleus de la mission de maintien de la paix de l’ONU au Congo, la MONUSCO, les FDLR ont réussi à contrôler efficacement un territoire à l’est du pays presque aussi grand que la France, riche en minéraux précieux, devenant des partenaires commerciaux importants de la famille Kabila pour trafic illicite de minéraux avec un chiffre d’affaires estimé à 4 millions de dollars par mois.
Avec l’arrivée au pouvoir du président Félix Tshisekedi et le traité de coopération militaire avec le Rwanda en 2019, l’opération East Corridor prend son envol. Une série d’offensives militaires conjointes des armées congolaise et rwandaise contre les FDLR et d’autres groupes armés mineurs ont infligés de lourdes pertes à ce groupe terroriste en décapitant les dirigeants. En septembre 2019, le commandant suprême des FDLR Sylvestre Mudacumura a été tué. En novembre 2019, le général Juvenal Musabyimana, alias Jean-Michel Africa, a également subi le même sort après avoir remplacé Mudacumura.
Dans l’est du Congo, les FDLR mènent actuellement des actions terroristes ayant perdu une grande partie du territoire qu’ils contrôlent. Il reste au Burundi où ils sont présents en masse, parvenant à contrôler une partie de la police, à contrôler les milices paramilitaires Imbonerakure et à influencer fortement les choix politiques et militaires du pays.

Les FDLR sont désormais sous le commandement du président par intérim, le lieutenant-général Iyamuremye Gaston, connu sous le nom de général Victor Byringiro, auteur de la lettre de félicitations au général Neva (alias Evariste Ndayishimiye), où il demande expressément au régime burundais de “ne ménager aucun effort pour recherche d’une solution définitive au problème rwandais “.
En raison des défaites subies dans l’est du Congo au sein du groupe terroriste, de fortes différences émergent qui ont abouti à une guerre interne pour le pouvoir aux résultats incertains. La direction du général Byringiro est combattue par le général de division Pacifique Ntawunguka (nom de la bataille: Général Omega) commandant l’unité de guérilla FDLR FOCA Abacunguzi et le colonel Ruhinda.

Le 31 mai, dans la ville de Parisi, dans le district de Rutshuru, à l’est du Congo, un ruinion a eu lieu entre Byiringiro et les deux officiers supérieurs réclamant le «trône», où le général Omega a été ouvertement accusé de tentative de coup d’État interne pour prendre la direction des FDLR. Le général Omega et le colonel Ruhinda ont à leur tour accusé le président Ad Interim d’avoir instauré un climat ‘dictatorial’ et d’être principalement responsable des récentes défaites militaires subies au Congo.

«Une sérieuse querelle chauffée bouillonne entre Byiringiro et Omega. Ils se sont accusés de trahison et ont planifié des coups d’État les uns contre les autres. Par exemple, Omega a réduit les escortes de Byiringiro à 35, tout en augmentant son escorte à 145 soldats. Cela a vraiment irrité Byiringiro, qui soupçonne qu’Omega pourrait comploter pour le détrôner “, révèle une source fiable du Congo.
Malgré le fait que les FDLR sont unis aux yeux du régime burundais Hutupower, les luttes de pouvoir, les différends et les trahisons augmentent en leur sein.

Les deux principaux comandant genocidaires (Byiringiro et Omega) semblent s’orienter dans des directions différentes, selon notre source. Omega prévoit d’installer Nsanzimihigo Cyrille Henganze, l’actuel chef du renseignement, pour remplacer le président par intérim, le général Byiringiro, jugé trop vieux pour commander et remplir son mandat.
Omega dit qu’il veut impliquer la jeune génération de dirigeants bien éduqués qui sont capables de donner un nouvel élan à la lutte de ‘libération’ du Rwanda et de présenter un projet politique alternatif au gouvernement rwandais actuel, acceptable par la communauté internationale. Le projet de changement générationnel imaginé par Omega est mise en difficulté par le actes de défaite et des défections des jeunes commandants, démoralisé par les défaites subies et contré par les choix politiques des dirigeants.
Le colonel Ruhinda (une figure terroriste peu connue) a été accusé d’avoir volé l’argent acquis en 2019 du commerce illégal de minerais (désormais réduit en raison des offensives militaires congolaises et rwandaises) créant une dangereuse crise financière qui ne peut être équilibrée par les paiements de la Régime burundais pour les services de mercenaires que les FDLR proposent au Burundi, étant les coffres de la Banque centrale burundaise pratiquement vides.

Les observateurs régionaux estiment que la lutte pour le pouvoir déclenchée au sein du groupe terroriste pourrait compromettre l’alliance militaire (appelée P5) avec d’autres groupes de guérilla rwandais: Congrès National du Rwanda – RNC, Forces Nationales de Libération du Rwanda FLN-R et RUD- Urunana.

La crise interne des FDLR va influencer la délicate phase postélectorale au Burundi. Le parti au pouvoir: le CNDD-FDD souffre des mêmes divisions internes que le groupe terroriste rwandais. Derrière l’unité de façade, il y a de fortes divisions entre Pierre Nkurunziza et le général Neva, qui s’est proclamé président de la République. La cérémonie d’investiture de la présidence d’Evariste aura lieu le 20 août et, en même temps, la nomination officielle du Guide Suprême du Patriotisme par Pierre Nkurunziza.
Un rendez-vous qui n’est pas symbolique. La nouvelle Constitution (réécrite par Pierre) prévoit que le Guide Suprême dispose d’un droit de veto sur toute décision prise par l’Assemblée Nationale et par le Président. Petit problème: le général Neva n’accepte pas d’être une marionnette entre les mains de Nkurunziza et revendique tous les pouvoirs présidentiels. Les deux dirigeants burundais forment des alliances politiques et militaires, prêts à régler leur différence (en l’absence d’un accord de compromis) de la seule manière que ces politiciens – guérilleros connaissent: la machette. Entre-temps, cependant, des rumeurs se sont répandues ces dernières heures selon lesquelles Pierre Nkurunziza serait décédé à l’hôpital de Karuzi. Et le désordre s’est déjà déchaîné.

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